La paille aide à tenir tête aux mauvaises herbes et aux
moineaux
Idéalement, un hectare produit environ quatre tonnes de paille
d'avoine. Si la totalité de la paille est étendue sur le champ, la
surface sera entièrement recouverte.
Même une mauvaise herbe gênante comme le chiendent, problème le
plus difficile dans la méthode d'ensemencement direct sans culture,
peut être maintenue sous contrôle. Les moineaux m'ont causé de
fréquents maux de tête. L'ensemencement direct ne peut pas réussir sans
moyen sûr pour venir à bout des oiseaux et il y a beaucoup d'endroits
où l'ensemencement direct a été lent à se répandre pour cette seule
raison. Certains d'entre vous peuvent avoir le même problème avec les
moineaux et vous comprendrez ce que je veux dire.
Je me souviens du temps où ces oiseaux me suivaient et dévoraient
toutes les graines que j'avais semées avant même que j'aie pu finir
l'autre côté du champ. J'ai essayé les épouvantails à moineaux et les
filets, des boîtes de conserve cliquetant sur des ficelles, mais rien
n'a vraiment bien marché. Ou s'il arrivait qu'une de ces méthodes
réussît, son efficacité ne durait qu'un an ou deux. Mon expérience a
montré qu'en semant quand la récolte est encore sur pied de telle sorte
que la semence soit cachée par les herbes et le trèfle et en répandant
un mulch de paille de riz, d'avoine ou d'orge dès que la récolte mûre à
été moissonnée, le problème des moineaux peut être résolu avec beaucoup
d'efficacité.
J'ai fait quantité de fautes en expérimentant au cours des ans,
j'ai fait l'expérience d'erreurs de toutes sortes. J'en connais
probablement plus sur ce qui peut aller mal dans la croissance des
récoltes agricoles que personne d'autre au Japon. Quand j'ai réussi
pour la première fois à faire pousser du riz et des céréales d'hiver
par la méthode de la non-culture, je me suis senti aussi heureux que
Christophe Colomb a dû l'être quand il découvrit l'Amérique.
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