- Les 3 R
Le principe des 3 R - Réduire,
Réutiliser, Recycler - permet de réduire la production d'ordures
ménagères nécessitant un traitement collectif. Or la réduction du
volume de déchets signifie automatiquement la réduction du nombre de
camions poubelle sur nos routes, la réduction de déchets incinérés ou
mis en décharge...
- La réduction
de la production de déchets (choix de matériaux recyclable non
polluants, choix de produits à emballage limité).
- La réutilisation
des déchets (par exemple, la consigne des bouteilles)
- Le recyclage
des déchets (transformations matières : compostage, papier
recyclé, ou transformations énergétiques : centrale thermique...)
- Histoire
La décharge sauvage a été la première destination des déchets
humains. Mais à l'époque c'était sans conséquence puisque tous ces
déchets étaient soit inertes soit biodégradables.
Au Moyen Âge, les déchets des citadins sont jetés dans la rue ou
dans les rivières. Cela pose des problèmes de salubrité. Certains
déchets sont récupérés par des chiffonniers pour être recyclés.
Au XIXe siècle, on se rend compte que l'hygiène est
importante pour prévenir des maladies. En 1883, le Préfet de Paris,
Eugène Poubelle, impose aux Parisiens de jeter leurs déchets dans un
récipient, qui a pris le nom de "poubelle".
Dans les années 1920, on crée des décharges à ordures.
En 1975, une loi parait sur l'élimination des déchets, loi qui
sera modifiée en 1992 en intégrant alors quatre grands objectifs :
- prévenir ou réduire la production et la nocivité des déchets,
notamment en agissant sur la fabrication et sur la distribution des
produits;
- organiser le transport des déchets et le limiter en distance
et en volume;
- valoriser les déchets par réemploi, recyclage ou toute autre
action visant à obtenir à partir des déchets des matériaux
réutilisables ou de l'énergie;
- assurer l'information du public sur les effets pour
l'environnement et la santé publique des opérations de production et
d'élimination des déchets, sous réserve des règles de confidentialité
prévues par la loi, ainsi que sur les mesures destinées à en prévenir
ou à en compenser les effets préjudiciables.
C'est donc à partir de 1992 que la collecte sélective va
réellement commencer à être développée par les collectivités (communes
ou groupements de communes), responsables de la collecte et du
traitement des déchets ménagers. Aujourd'hui, une grande majorité des
collectivités ont mis en place des dispositifs de collecte sélective
des déchets ménagers
- Où finissent les déchets
Afin que les déchets recyclables puissent être effectivement
recyclés, il est nécessaire qu'un pré-tri soit effectué en amont. Ce
dernier a pour objectif principal d'éviter un souillage des déchets
recyclables par des déchets non recyclables. En effet, ceci pourrait
les rendre impropres au recyclage. D'autre part, il permet d'orienter
les différents déchets vers la bonne destination.
Les décharges
Les décharges (ou installation de stockage des déchets ultimes
-ISDU-, ou centre d'enfouissement technique -CET-, ou centre de
stockage pour déchets ultimes -CSDU-) consistent en l'enfouissement
de déchets non destinés au recyclage.
Mettre les déchets en décharge a été longtemps une solution
pratique et peu coûteuse. Les inconvénients des décharges sont : les
nuisances pour le voisinage, risques de fuites dans les sols et les
cours d'eau... De plus, elles condamnent de grands espaces qui, même
après fermeture du site et remblaiement, restent impropres à de
nombreuses activités. Les déchets ainsi enterrés continuent à se
dégrader pendant de longues années, produisant des lixiviats (jus
liés notamment à la dégradation de la matière organique) et des gaz
(méthane) qui doivent continuer à être évacués et traités, pendant
des périodes pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines années.
Des contraintes techniques sont imposées au fonctionnement de
ces sites : nature du sol (le plus imperméable possible), protection
des ressources en eau, mise en place de géomembranes (prévention
d'éventuelles infiltrations), traitement des effluents... Toutefois,
en 2005, on compte en France 662 décharges illégales (source :
Sciences et avenir - juillet 2005).
Les décharges sauvages
Trop souvent encore, des personnes peu scrupuleuses déversent
sauvagement leurs déchets dans la nature. Le plus souvent dans des
lieux isolés : forêts, îles, etc.
De nombreux sites de décharges sauvages de ce type sont en
cours de recensement .
L'incinération
L'incinération est une technique de destruction par le feu.
Elle est utilisée dans deux principaux domaines :
- technique funéraire; on parle alors plutôt de crémation,
c'est une technique funéraire visant à brûler et réduire en cendres
le corps d'un être humain mort).
- méthode d'élimination des déchets urbains ou industriels.
Certaines usines d'incinérations récupèrent l'énergie produite par la
combustion des déchets pour chauffer des immeubles et/ou produire de
l'électricité. On parle de valorisation énergétique.
L'incinération est critiquée parce que des dioxines
cancérigènes sont produites par les incinérateurs, surtout par les
installations anciennes. Afin de contrôler les quantités de ces
dioxines, une norme s'applique depuis le 28 décembre 2005 sur tous
les incinérateurs, fixant un seuil limite d'émission de dioxine
(avant cette date, aucun seuil n'existait sur les rejets de dioxine
des incinérateurs). La combustion des déchets rejette aussi du
dioxyde de carbone. Ce gaz à effet de serre contribue au
réchauffement de la Terre.
Le manque de connaissance actuelle sur les effets des fumées
d'incinérateur sur la santé humaine fait que les incinérateurs sont
bien souvent rejetés par leur voisinage.
L'incinération est critiquée parce qu'elle nécessite une
quantité de combustible qui pourrait être mieux valorisée. Toutefois,
la composition actuelle des déchets ménagers incinérés fait que ces
derniers brûlent en autocombustion à l'intérieur des fours (seul un
apport initial à l'allumage du four, par des bruleurs, est
nécessaire). En effet, nos poubelles contiennent aujourd'hui un grand
nombre de déchets brûlant très bien (plastique, papier, cartons...).
Si une partie de ces déchets avaient certes pu être mieux triés et
donc recyclés, d'autres ne sont pas recyclables parce que souillés ou
imbriqués à d'autres matériaux non recyclables. De plus,
paradoxalement les incinérateurs brûlent actuellement de grande
quantité d'eau, via les déchets organiques (épluchures de légumes,
déchets de jardin...) aujourd'hui encore trop souvent incinérés alors
que le compostage constitue un mode de valorisation très simple et
écologique pour ces déchets. Aussi, l'amélioration du tri de ces
déchets à forte teneur en eau permettrait de limiter les quantités de
déchets incinérés d'une part et de faciliter leur combustion d'autre
part.
Les mâchefers sont les résidus solides de l'incinération des
déchets. 25% des quantités entrantes ressortent sous forme de
mâchefers. Ce sont des mélanges de métaux, de verre, de silice,
d'alumine, de calcaire, de chaux, d'imbrûlés et d'eau. Ils subissent
un tri par aimant et courant de Foucault afin de retirer les
différents métaux qui peuvent ensuite être recyclés. Suivant leur
qualité et leur stabilité, le reste des mâchefers est soit stocké en
décharge, soit utilisé en remblais pour les routes.
Enfin, les usines d'incinération produisent également des
REFIOM (résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures
ménagères), provenant du traitement des fumées. Ces REFIOM sont des
particules fortement toxiques, contenant notamment des métaux lourds,
et qui font l'objet d'un enfouissement en centre contrôlé. Leur
quantité représente 2,5% des quantités de déchets entrants dans
l'incinérateur.
Point d'apport volontaire
Dans beaucoup de pays il existe des point d'apport volontaire :
il s'agit simplement de conteneur permettant un recyclage spécifique
mais limité en général aux Verre, papier-cartons et parfois les
emballages (plastique et métaux).
Ce système de collecte est une mini déchèterie (ou déchetterie
car les deux termes existent, même si le premier est recommandée par
l'Académie française), permet le tri sélectif de manière plus
efficace (les déchets sont alors triés dès le départ).
Les déchetteries
Une déchetterie accueille différents types de déchets, que les
usagers déposent dans différentes bennes en fonction du déchet. Ces
déchets sont ensuite orientés selon leur type vers une filière de
valorisation, de recyclage ou vers un incinérateur ou un centre
d'enfouissement, pour la partie des déchets non recyclables.
Les déchetteries sont un moyen simple d'évacuer des déchets
encombrants, déchets de bricolage ou déchets spéciaux, en vue d'un
traitement le mieux approprié. Ainsi, on trouve en général dans les
déchetteries des bennes pour les différents déchets suivants : bois,
ferrailles, cartons, déchets verts, gravats, encombrants. Certaines
déchetteries assurent aussi une reprise spécifique des déchets
électriques et électroniques (électroménagers, hi-fi, informatique),
en vue soit de leur réutilisation (des associations essaient de les
réparer pour leur donner une deuxième vie) soit de leur
démantèlement. Les déchetteries réceptionnent aussi généralement les
piles et les déchets toxiques (peinture, solvants, produits
phytosanitaires ainsi que leurs emballages vides qui sont souillés et
donc toxiques) afin de les orienter vers des filières de traitement
très spécifiques, et éviter ainsi qu'ils ne se retrouvent dans le
milieu naturel. En effet, aujourd'hui encore de nombreuses personnes
déversent par exemple des fonds de peinture ou les produits de
nettoyage des pinceaux dans les égouts; ces produits se retrouvent
ensuite dans le milieu naturel, les stations d'épuration ne pouvant
pas les traiter.
Sur certaines déchetteries commencent à se développer des
recycleries : les usagers sont invités à déposer leurs objets pouvant
encore servir ou nécessitant peu de réparation dans un box
spécifique. Ces objets sont ensuite récupérés par des associations
caritatives. Sur d'autres, la "tolérance" à l'égard de la
récupération diminue, en raison de problème de "sécurité et
responsabilité", un accident arrivant vite lorsque des personnes
commencent à fouiller dans des bennes de déchets...
Les collectivités (mairie ou groupement de communes) mettent
ces déchetteries à disposition de leurs habitants, afin qu'ils
puissent y apporter eux-mêmes leurs déchets. Mieux vaut téléphoner
avant de se déplacer afin de connaître les types de déchets qui y
sont acceptés ainsi que les éventuelles conditions d'accès (horaires,
quantités maximums, carte magnétique d'accès...). Certaines
déchetteries par exemple n'acceptent les dépôts que des habitants de
la ville où elles sont implantées et réclament un justificatif de
domicile.
Les filières de recyclage
Depuis 1992, une grande majorité des collectivités ont mis en
place une collecte sélective des emballages ménagers. Elle concerne
en général les bouteilles en plastiques, les emballages en cartons,
les briques alimentaires, les emballages métalliques (boîtes de
conserve, boîtes de boisson), les journaux-magazines et le verre. La
manière de collecter ces déchets change d'une collectivité à une
autre : collecte de ces emballages en mélange ou non, en
porte-à-porte ou sur des points d'apport volontaire... Suivant ce
mode de collecte et suivant les matériaux, ceux-ci seront soient
orientés directement vers la filière de recyclage (exemple : le verre
est généralement collecté seul dans un conteneur spécifique et
ensuite directement livré à la filière de recyclage), soient ils
subiront un deuxième tri plus affiné (sur une chaine de tri et de
manière bien souvent manuelle) et rejoindront suite les filières de
recyclage. Contrairement à une idée reçue très fréquente, les déchets
déposés dans la poubelle classique ("non recyclables ") ne font pas
l'objet d'un tri avant d'être menés à l'incinération ou en décharge,
sauf quelques très rares cas.
Pour connaître le devenir de ses déchets, chaque habitant peut
se rapprocher de sa mairie ou groupement de communes responsable de
la collecte et du traitement des déchets ménagers sur son territoire.
Les trafics de déchets
En Europe, le traitement des déchets devient de plus en plus
réglementé et est très coûteux. La solution : se débarrasser de ses
déchets en Afrique et certains pays d'Asie. Le traitement des déchets
y coûte beaucoup moins cher (surtout lorsqu'il n'y a aucun traitement
et que les déchets sont tout simplement stockés ou enterrés). Ces
pays touchés par la pauvreté et la corruption sont aussi moins
regardants sur les risques pour l'environnement et la santé.
Le dernier exemple en date : un bateau appartenant à une
multinationale (Trafigura) était rempli de déchets toxiques. Comme le
prix du traitement des déchets était trop cher en Europe, le bateau
est allé en Côte d'Ivoire et les déchets ont été déversés mi-août
2006 dans des décharges et dans différents sites de la ville
d'Abidjan, à ciel ouvert.
Résultat : 15 morts et des milliers de d'hospitalisations
(infections, intoxications alimentaires, problèmes sur la peau), sans
compter les conséquences à long terme.
Le réemploi : Les Recycleries - ressourceries
La Recyclerie/Ressourcerie
qui gère, sur un territoire donné, un centre de récupération, de
valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement. Son
activité est inscrite dans le schéma de gestion des déchets du
territoire.
Au quotidien, elle donne priorité à la réduction, au réemploi
puis au recyclage des déchets en sensibilisant son public à
l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement.
La Recyclerie/Ressourcerie met en œuvre des modes de collecte
des déchets (encombrants, DIB,...) qui préservent leur état en vue de
les valoriser prioritairement par réemploi/réutilisation puis
recyclage.
Issue de l’économie solidaire et acteur du développement local,
la Recyclerie/Ressourcerie tisse de nombreux partenariats, crée des
emplois durables, privilégie le service à la population et est
attentive à la qualification et à l’épanouissement de ses salariés.
Si les équipes peuvent se déplacer, c'est aussi un lieu
d'apport volontaire de déchets. Ils acceptent vaisselle, matériel
électronique et électrique (en état de marche ou nécessitant une
légère réparation), jouets, livres, lampes, ampoules, bouchons de
liège, vêtements, tissus et bien d'autres sauf la literie.
- Les politiques de gestion des déchets
La prévention des déchets
Elle consiste à prévenir ou réduire la production et la nocivité des
déchets, notamment en agissant sur la fabrication et sur la
distribution des produits. La prévention inclut toutes les étapes du
cycle de vie d'un produit avant qu'il soit considéré comme un déchet.
La prévention quantitative concerne la diminution de la masse et du
volume des déchets, la prévention qualitative concerne la nocivité
des déchets.
La prévention comporte deux niveaux :
- Au niveau des producteurs :
La prévention peut être menée en négociant avec les
industriels et en leur donnant des objectifs. C'est le cas en France
pour les sacs plastiques : les grandes surfaces se sont engagées à
diminuer le nombre de sacs plastiques distribués en caisse. Les
normes de management environnemental reposent également sur une
démarche volontaire des entreprises.
L'autre possibilité est de légiférer : il serait possible de
contraindre à une réduction des déchets et d'interdire certains
composés qui deviennent des déchets toxiques (les métaux lourds sont
ainsi déjà interdits dans certains produits). L'état peut enfin agir
au moyen de taxes destinées aux producteurs de déchets : c'est le
cas d'Eco-emballages avec le "Point vert" payé par tous les
producteurs d'emballages. Néanmoins, cette taxe est encore trop
faible pour inciter à réduire le poids et/ou la nocivité des
emballages (seulement 1/3 du coût réel de traitement de
l'emballage).
La prévention comporte également léco-conception qui est la
prise en compte et la réduction, dès la conception, de l'impact sur
l'environnement de produits.
- Au niveau du consommateur :
L'état peut améliorer son information en organisant des
campagnes de sensibilisation sur les produits générant moins de
déchets ou bénéficiant d'éco-labels. C'est le cas lors de la Semaine
de la réduction des déchets et des actions de l'ADEME. L'état peut
également agir en appliquant une redevance incitative pour la
gestion des déchets (principe du pollueur-payeur : je paye pour ce
que je jette) au lieu de la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères
(TEOM) liée aux taxes foncières.
Zéro déchet
- Fabriquer ses yaourts avec du lait acheté en ferme : 0
déchet.
- Fabriquer ses fromages/fromages blancs avec du lait acheté
en ferme : 0 déchet.
- Préparer des plats maisons à partir de produits frais plutôt
que de recourir à des plats préparés ou des produits sur-emballés.
- Boire de l'eau du robinet plutôt que de l'eau en bouteille
(laisser votre eau du robinet s'aérer dans une cruche afin que les
éléments volatils s'évaporent et donc les éventuels "mauvais goûts"
diminuent).
- Faire du compost
des déchets de cuisine.
- Penser à rapporter les emballages consignés.
- Éviter d'utiliser des produits jetables : mouchoirs en
papier, lingettes, rasoirs...
Courriers publicitaires
- Signaler son refus de recevoir des publicités dans sa boîte
aux lettres à l'aide d'un autocollant (type Stop-pub) : c'est du
papier en moins et moins d'incitation à la consommation (productrice
de déchets et de nuisances environnementales) !
- Courriers publicitaires nominatifs : si l'adresse de
l'expéditeur est inscrite sur l'enveloppe, remettre dans la boîte
poste avec la mention "NON SOLLICITE". Sinon, ouvrir le courrier et
utiliser l'enveloppe à T qui s'y trouve souvent pour signifier à
l'expéditeur qu'on ne souhaite plus rien recevoir. Si l'enveloppe
n'est pas prépayée, en ne mettant pas de timbre, cela créera des
complications administratives à l'entreprise qui recevra le
courrier.
Emballages
Les emballages ont un objectif de marketing : rendre le produit
plus visible dans les rayons des commerçants par leur taille, leurs
couleurs, leurs matières. Quelques pistes pour emporter moins
d'emballages :
- Préférer les gros conditionnements aux portions
individuelles qui multiplient les emballages
- Préférer les produits les moins emballés
- Refuser les sacs de caisse, et penser à prendre cabas,
paniers...
- Remettre à la caissière tous les emballages superflus. On
achète le contenu, pas le contenant. c'est notre seul pouvoir pour
faire passer le message. (Pas vraiment : on peut faire passer le
message par les urnes lors des élections ce qui reste le moyen le
plus efficace. ).
Au bureau
- Éviter d'imprimer les documents pouvant être lus et archivés
directement sur ordinateur : c'est des économies de papier et
d'encre
- Utiliser l'envers des feuilles jetées en papier de brouillon
(barrer d'un coup de crayon au préalable le recto pour éviter de se
tromper)
- On peut utiliser ces feuilles imprimées que d'un côté pour
le fax
- À la fontaine à eau et à la machine à café, apporter son
verre ou sa tasse plutôt que d'utiliser les gobelets en plastique
jetables
- Faire collecter les consommables d'impression vides par un
prestataire spécialisé
- Organiser la collecte des papiers usagés pour les faire
recycler
- Utiliser du papier recyclé pour l'impression des brouillons
et des documents internes
- Réfléchir à vos réels besoins en matière d'outils
informatiques, lorsqu'il s'agit uniquement de faire du traitement de
texte et de la navigation internet il n'est pas nécessaire d'avoir
un ordinateur récent et surpuissant.
La valorisation des déchets
La valorisation des déchets consiste dans le réemploi, le
recyclage ou toute autre action visant à obtenir, à partir de
déchets, des matériaux réutilisables ou de l'énergie". C'est
l'objectif des politiques de gestion des déchets, en plus de la
prévention. Deux types de valorisation sont retenus : la valorisation
matière (remblais...) et la valorisation énergétique (compost, biogaz
...).
La gestion des déchets en France
La France ne mène pas vraiment de politique de prévention, elle
privilégie la valorisation des déchets.
En France, la gestion et l'élimination des déchets ménagers et
assimilés sont prises en charge par les communes. Le financement
provient des impôts locaux payés par les habitants (TEOM).
Le principe du « pollueur payeur » est encore peu appliqué : on
peut citer l'exemple des prospectus publicitaires dans les boites aux
lettres. En ce qui concerne les emballages, les industriels
contribuent financièrement à la prise en charge des emballages usagés
(le "Point vert") par le biais d'un organisme qui favorise la
collecte et la valorisation des emballages : Éco-Emballages ou
Adelphe pour les déchets ménagers, pour les médicaments. Cette
filière de récupération des médicaments périmés (Cyclamed ou Ordre de
Malte) n'existe plus : la valorisation des médicaments par ce biais
est maintenant interdite et la seule valorisation est l'incinération
de ces médicaments (valorisation énergétique : production de chaleur
de l'incinérateur). Les industriels peuvent aussi prendre en charge
directement les emballages usagés, mais cette solution est peu
développée. Enfin, ils peuvent aussi proposer leurs déchets via une
Bourse des déchets aux autres industriels pour lesquels ces déchets
deviennent des matières premières.
Lorsque l'industriel est forcé de reprendre les déchets
produits, le coût est répercuté dans le prix d'achat. C'est par
exemple le cas pour les pneus : le prix d'achat comprend une
contribution au traitement du pneu usagé.
La gestion des déchets en Belgique
Depuis juillet 2001, un organisme nommé, Recupel, collecte les
déchets électroniques et électriques. Recupel est financé par une
cotisation que paie le particulier lors de l'achat d'un nouvel
appareil.
La gestion des déchets au Québec
Le Québec compte plus d’une soixantaine de lieux
d’enfouissement sur son territoire. En 2002, la province a produit
plus de 11,3 millions de tonnes de déchets, ce qui fait d’elle le
deuxième générateur de déchets au monde après l’Arabie Saoudite. De
ces 11 millions de tonnes, 5,4 millions sont acheminées vers 65 lieux
d’enfouissement. Sur ces 65 sites, 5 accueillent à eux seuls, plus de
70% de tous les déchets destinés aux lieux d’enfouissement.
La Société québécoise de récupération et de recyclage a été
créée en 1990 par le gouvernement du Québec. Le ministre responsable
de l’application de la loi constitutive de RECYC-QUÉBEC, la Loi sur
la Société québécoise de récupération et de recyclage (L.R.Q., c.
S-22.01), est le ministre du Développement durable, de
l’Environnement et des Parcs. Cette loi précise la mission et les
mandats de la Société, aussi appelée RECYC-QUÉBEC.
Dans le cadre de son mandat et en soutien à la Politique
québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, la mission
de RECYC-QUÉBEC s’énonce comme suit :
RECYC-QUÉBEC oriente, met en œuvre et coordonne des activités
visant la mise en valeur des matières résiduelles en assurant la
gestion de certains programmes, en développant les connaissances
pertinentes et en mobilisant les différents acteurs afin de réduire
la génération de matières résiduelles et de diminuer les quantités à
éliminer. RECYC-QUÉBEC appuie et reconnaît les efforts des
intervenants des différents secteurs et assure le suivi de l’atteinte
des objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières
résiduelles 1998-2008.
Depuis sa création en 1990, RECYC-QUÉBEC est progressivement
devenue un acteur majeur de la gestion responsable des matières
résiduelles, particulièrement en ce qui concerne les questions de
réduction, de réemploi, de recyclage et de valorisation (3RV)
agissant à ces égards comme l’interlocutrice du gouvernement et des
représentants de l’industrie de la mise en valeur des matières
résiduelles, dont le chiffre d’affaires annuel représente 1,2 MM $.
- Des exemples de déchets particuliers
Les médicaments
- Les médicaments usagés doivent être retournés dans une
pharmacie, et en aucun cas jetés à la poubelle. Des réseaux de
récupération existent par le biais des pharmaciens ... mais ils ne
donnent visiblement pas les résultats escompté
-
- Inutile d'accepter une nouvelle boite de médicaments s'il
vous en reste suffisamment pour la suite du traitement : ça évite le
gaspillage.
Les déchets électriques et électroniques
Les déchets d'équipements électriques et électroniques sont de plus
en plus nombreux : ordinateur, télévision, téléphone portable (voir Recycler
son mobile), réfrigérateur, électroménager, etc. On considère qu'un
français produit en moyenne 16 kg de déchets électriques et
électroniques par an.
Depuis le 13 août 2005, selon à la directive Européenne nº
2002/96/CE du 27 janvier 2003 relative aux déchets d'équipements
électriques et électroniques, les vendeurs sont tenus de récupérer
votre vieil appareil si vous en achetez un neuf. C'est le système du
"un pour un". Pour que le distributeur reprenne votre équipement,
vous êtes obligé d'en acheter un autre. Cela vaut aussi pour la vente
à distance : les commerçants en ligne sont également tenus de
proposer des solutions de reprise gratuite des équipements usagés. Si
vous n'avez pas prévu de racheter un nouvel appareil, la première
solution consiste à l'apporter aux associations qui récupèrent
gratuitement ces appareils pour les réparer ou récupérer des pièces
qui serviront à réparer d'autres appareils et à les revendre à bas
prix. Enfin les systèmes de collecte se développent de plus en plus
en France, notamment via les déchèteries : il convient de se
rapprocher de sa collectivité territoriale pour plus d'information
sur les services en place.
Malgré cette évolution de la prise en charge de ces déchets, il
est encore fréquent que les appareils usagés soient jetés avec les
ordures ménagères. Or ils contiennent souvent des composés toxiques.
Par exemple, un écran de télévision contient dans son tube cathodique
du mercure, du plomb et des poudres toxiques. Ces poudres toxiques
sont appelées aussi terres rares ou lanthanes. On note la présence
dans les tubes cathodiques de sulfate de cadmium et de gadolinium.
Si par chance les déchets sont récoltés par la bonne filière,
ils seront éventuellement réparés ou à défaut amenés dans un centre
de traitement. Ils y seront démantelés c'est-à-dire séparés en
différents éléments. Ensuite les éléments valorisables tels que
l'aluminium et le cuivre seront récupérés. Le plastique est recyclé
ou incinéré. Les microprocesseurs contiennent une quantité non
négligeable d'or. On estime qu'une tonne de cartes électroniques
"riches" (cartes mères, cartes sons, cartes vidéo), contiennent plus
d'or que 17 tonnes de minerai aurifère.
Les téléphones portables
Un téléphone contient en majorité du plastique qui peut être
recyclé. Les parties métalliques (or, argent, cuivre, métaux
ferreux...) peuvent aussi être récupérées.
Un téléphone portable contient une batterie. Comme une pile,
une batterie est un déchet dangereux qui ne doit pas être jeté avec
les ordures ménagères.
Lors de l'achat d'un nouveau portable, vous pouvez remettre
votre ancien appareil à l'opérateur. S’il est encore en bon état, il
peut être testé avant d'être réutilisé ou servira de source de pièces
de rechange. Autrement il sera séparé en éléments de base
recyclables. Les parties non recyclables sont incinérées.
Pour information, la fabrication d’un appareil pesant 100
grammes requiert près de 30 kg de matières premières. Ce constat
peut devenir tout simplement effrayant lorsque l’on apprend que plus
d’un milliard de téléphones portables circulent dans le monde.
Les pneus
Depuis juin 2004 en France, les pneus usagés doivent être
récupérés par les fabricants. Les garagistes reprennent les vieux
pneus lorsque l'on en achète des neufs. Les pneus usés peuvent servir
de revêtements de sol ou de combustibles dans les cimenteries.
Les déchets végétaux
Si vous possédez un jardin, vous pouvez pratiquer le compostage.
Lorsque vous épluchez des fruits ou légumes, ou quand vous cassez des
œufs, vous pouvez récupérer les déchets pour les mettre dans un bac à
compost. Ils formeront ainsi un bon engrais naturel et éviteront les
transports liés à leurs collectes. Les déchets verts peuvent être
adjoints au mélange réalisé avec les épluchures en petites quantités,
l'important étant de bien respecter l'équilibre matières vertes
(épluchures)/ matières brunes (feuilles mortes, petits branchages)
pour assurer la fabrication d'un engrais de bonne qualité.
En habitation sans accès à un jardin, on peut pratiquer le
lombricompostage, c'est à dire l'élevage de vers de terre dans des
compartiments superposables. Même en intérieur, avantage non
négligeable, le dégagement d'odeurs est moins incommodant que celui
des poubelles ordinaires.
Les déchets toxiques
90% des déchets toxiques sont produits par les pays
industrialisés. Il s'agit pour la plupart de déchets générés par les
industriels pour la fabrication de produits ou de composés chimiques.
On parle alors de Déchets Dangereux. Dans la majorité des cas, ces
déchets sont correctement éliminés car soumis à une réglementation
stricte et à un suivi d'élimination via le Bordereau de Suivi des
Déchets.
Le meilleur moyen de ne pas produire de déchets toxiques est de
ne pas contribuer à leur production en consommant moins de produits
issus de l'industrie chimique (plastiques, solvants, eau de javel,
bois traités...) ou en vérifiant systématiquement l'origine et le
mode de production des produits.
Les déchets ménagers spéciaux (DMS)
Ils s'agit de tous les déchets toxiques tels que peintures,
solvants, pesticides... qui ne doivent surtout pas être jetés avec
les ordures ménagères classiques, ni versés dans les égouts (les
stations d'épuration ne sont pas capables de traiter ce type de
pollution qui d'une part se retrouve alors dans le milieu naturel et
d'autre part détruit l'activité biologique dans les stations
d'épuration et implique alors de gros dysfonctionnements). Ces
produits nécessitent un traitement particulier.
Ce sont par exemple :
- tubes fluorescent et ampoule fluocompacte collectés,
récupérées et recyclés par des réseaux spécialisés
- thermomètre à mercure
- médicaments
- pesticides
- peintures et leurs résidus
- produits dangereux (solvants, décapants…)
- Certains produits d'entretien (déboucheurs, dégraissant pour
four, ammoniaque…)
Pour le cas particulier des thermomètres à mercure (utilisés
dans le domaine médical), ceux-ci sont à rapporter auprès des
pharmaciens, qui disposent d'un réseau spécialisé (même si la plupart
des thermomètre médicaux sont au germanium) Les piles,
batteries et autres accumulateurs sont également des déchets très
toxiques. Les piles usagées peuvent être rapportées auprès de tout
vendeur de piles, mais aussi dans certains lieux publics,
boulangeries... qui peuvent parfois disposer de conteneurs
spécifiques pour cette collecte.
Face à cette problématique, les collectivités (communes, groupements
de communes) mettent en place des collectes spécifiques soit
en porte-à-porte, soit en déchetterie. Il convient donc de se
rapprocher de sa collectivité afin de connaître le dispositif en
place sur sa commune. Cependant de plus en plus on constate des
filières particulières se dessinent :
- pour les piles, auprès des vendeurs
- pour les lampes (ampoules et tubes) auprès des dépôt
- pour les médicaments auprès des vendeurs (pharmacie)
Les déchets nucléaires
Voir l’article Déchets
nucléaires sur ekopedia.
- Voir aussi
Références
Liens internes
Liens externes
Bibliographie
- Ma petite planète chérie : un coffret pédagogique de
films sur l'environnement, avec une séquence sur les déchets. -
Web
- Le jardin des impostures par Dany Dietmann, Derrière
la silhouette familière de chaque poubelle se cache un univers
économique particulièrement florissant dont l'activité devrait
assurer une préservation efficace de notre environnement. Qu'en
est-il ? Sommes-nous en mesure de développer la réduction des
emballages à la source, le tri, la valorisation matière par le
recyclage, le compostage ? De fructueuses expériences menées sur le
territoire français et partout dans le monde donnent d'efficaces
réponses. Pourquoi ne les applique-t-on pas ? Prix éditeur : 14,5 €
.