Eloigner les chats du jardin potager
Si mignons soient-ils, lorsqu'ils font leurs besoins dans les
semis tout frais, déplacent les graines, grattent la terre au pied des
racines... Ou pire se font les griffes sur les pieds de tomates, il
faut dire halte ! L'opération protection du potager contre matous en
approche ne fait alors que commencer.
Les chats, faux problème au jardin ?
Que ce soit les nôtres ou ceux des voisins, il faut avouer qu'il
y a toujours un chat dans le coin pour venir visiter le potager. Si
pour certains les dégâts sont minimes. Monsieur le chat n'étant venu
que pour une simple sieste sur le paillage chaud. Pour d'autres, plus
malchanceux, il peut s'agir d'un véritable champ de bataille...
Les raisons de la présence d'un chat de manière trop prononcée au
jardin a en effet de multiples explications : Présence de mulots,
souris ou lézards, d'une terre bien fine et fraîche pour y faire ses
besoins, d'un paillage chaud et moelleux et d'ombre salvatrice pour le
repos du félin, de tiges de plantes assez solides pour s'y faire les
griffes, etc. Et en fait, qu'importe ! Car maintenant qu'ils sont
là, plutôt que s'évertuer à les chasser, il faut juste protéger coûte
que coûte les plantes si patiemment bichonnées...
A chaque dégât, sa solution
Dans la liste des dommages imputés aux gangs de chats, les moins
irréversibles restent les petites siestes sur les salades en formation
ou sur le petit tapis de thym tout juste sauvé des froids... Pour ce
faire, les anciennes cloches en verre de grand-mères (très convoitées
dans les potagers paysagers) seront parfaites sur les salades. Et des
cagettes renversées, bien ajourées feront tout aussi bien l'affaire sur
le reste. Dans ce dernier cas de figure, les chats pourront certes
toujours y faire la sieste. Mais plus au détriment du panache de nos
pommées.
Mais ce n'est pas tout. La rue officinale et le coleus canina
possèdent également des atouts non négligeables dans cette « lutte
anti-chat ». Les félins détestent leur odeur... Plantées çà et là dans
le jardin, elles permettent donc, à minima, d'éviter que les chats se
sentent bien au jardin !!
Autre problème délicat, la sauvegarde des semis. Et à moins
d'investir dans une serre, les solutions relèvent surtout du bricolage
et de système D. Pour des semis en pleine terre par exemple, le poivre
saupoudré après arrosage et renouvelé régulièrement jusqu'à la levée
reste un répulsif plébiscité par tous les jardiniers experts es chats.
Jugé beaucoup plus efficace que tout autre répulsif à base de moutarde
vendu dans le commerce.
Si en revanche la germination se fait en godets ou en barquettes,
ils conseillent de recouvrir le semis de filet de pomme de terre, de
toile de jute bien ajourée ou tout simplement de grillage à poule.
Certains n'hésitent d'ailleurs pas à construire de grandes caisses
grillagées spéciales semis.
Une fois tout ce petit monde sorti de terre, le potager n'est pas
pour autant sorti d'affaire... Les chats et leur manie de se faire les
griffes où il ne faut pas, reprend le dessus. En encerclant les pieds
concernés par des tailles de rosiers de manière assez touffue, les
chances de sauver la plante de lacérations béantes sont largement
augmentées...
Dernier risque en présence et non des moindres, la transmission
de la toxoplasmose à travers leurs déjections. Les femmes enceintes non
immunisées y sont particulièrement sensibles. Ainsi, si les chats
persistent et signent en devenant trop gênants. Une seule issue, le
baraquement... Le potager doit être clôturé. Et puis, si par chance, on
aperçoit le malfaiteur en flagrant délit, un petit coup d'arrosage
instantané bien visé le fera fuir aussi furtivement qu'il est venu...
Faustine Milard
Marg (1) - F.M. (2,3)
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