Jardinage bio naturel écologique conseils culture recettes spéciales : Jardin sauvage ou naturel : entretien
inneshop
Voyez ici l'actualité des dernières màj
Infos techniques

Le jardinage au naturel,
sauvage ? presque !

Vous êtes le 114 718ème visiteur
Vous êtes actuellement 4 en ligne

Jardin sauvage ou naturel :
entretien

page suivante Animaux, abris et nourrissage

Avantages page suivante

La notion de jardin sauvage peut apparaître comme un contresens, un espace jardiné (dessiné, cultivé, contrôlé) étant l'opposé d'un espace sauvage, où l'homme n'intervient pas. Toutefois, si l'on souhaite maintenir une certaine diversité de milieux, il est nécessaire, à l'instar de ce qui se fait dans certaines réserves naturelles, d'effectuer un minimum de gestion. Dans le cas contraire, le jardin pourrait ne plus contenir, au bout d'un certain temps, qu'un nombre limité d'espèces dominantes. La gestion permet également de conserver un espace agréable pour le jardinier et sa famille grâce à l'entretien de chemins, d'une pelouse pour les jeux des enfants, d'aires de repos, etc. L'entretien est d'autant plus nécessaire que la surface du milieu concerné est petite, et donc sensible à l'envahissement par l'une ou l'autre espèce.

  • La règle primordiale à respecter est de ne pas empoisonner le jardin avec des pesticides (insecticides, fongicides, etc.) puisque l'objectif est de favoriser la vie sauvage. Il est préférable d'envisager l'attaque massive d'un « nuisible » comme symptomatique d'un déséquilibre à corriger (plante recevant trop peu de lumière ou inadaptée au sol, trop faible diversité des végétaux, sol nu permettant aux spores de champignons d'atteindre les feuillages lorsque les gouttes de pluie rebondissent,...).
  • De manière générale, il est préférable d'utiliser des outils mécaniques, silencieux et plus « doux » que les outils à moteur. Ainsi, utiliser une faux pour couper l'herbe haute laisse une chance de survie aux insectes, qui seraient par contre broyés par une tondeuse.
  • L'objectif de l'entretien n'est pas de nettoyer parfaitement le jardin, afin de laisser suffisamment d'abris pour les petits animaux. Ainsi, il vaut mieux supprimer les tiges mortes des plates-bandes au printemps, pour qu'elles puissent servir de refuge aux insectes pendant la mauvaise saison.
  • Une partie des végétaux ligneux peut être entretenue en taillis, pour le bois de chauffe par exemple. Cela permet d'obtenir des plantes touffues. Certains arbres peuvent être taillés en têtard : de nombreuses espèces végétales et animales s'installeront dans les cavités de la « boule ». Les arbres en surnombre doivent être supprimés. Il est intéressant de conserver les arbres morts et creux, pour autant que ceux-ci ne constituent pas un danger, car ils peuvent servir d'abri aux animaux cavernicoles (certains oiseaux, écureuils, chauves-souris...).
  • Dans un petit jardin, il est souvent nécessaire de tailler les haies tous les ans ou tous les deux ans pour en limiter la hauteur et la largeur. Il faut absolument procéder en dehors de la période de nidification des oiseaux.
  • L'entretien d'une pelouse nécessite une tonte régulière, en réglant la lame assez haut (environ 8 cm). Ceci favorise les plantes basses, qui fleuriront si on saute de temps en temps quelques tontes. Pour favoriser les plantes de prairie de printemps, l'herbe est coupée régulièrement à partir de fin juin seulement. Pour favoriser les plantes de prairie d'été, on ne fauche pas avant fin septembre ; l'herbe peut toutefois être coupée jusqu'en juin si l'on a besoin d'une zone d'herbe rase (pour les jeux, bains de soleil, etc.).
  • L'herbe coupée doit être éliminée (compost) car les prairies les plus fleuries sont souvent les plus pauvres, un milieu riche étant trop favorable aux seuls chardons, orties et graminées. L'herbe doit être laissée à sécher quelques jours avant d'être évacuée, le temps que les petits animaux se réfugient dans les chaumes et que les graines mûres se détachent des tiges.
  • Les friches doivent être régulièrement débarrassées des végétaux ligneux qui s'y implantent, afin d'empêcher l'évolution vers un milieu boisé. On peut par exemple en faucher une partie chaque année.
  • Les zones réservées aux plantes annuelles doivent être retournées tous les ans, avant ou pendant la période de repos de la végétation, afin que ces plantes ne soient pas concurrencées par le système racinaire des végétaux vivaces et réapparaissent chaque année.
  • Il est souvent nécessaire d'éliminer les algues qui se développent dans les mares lorsque l'eau est trop riche et de limiter certaines plantes qui risquent d'envahir la zone d'eau ouverte. La matière végétale morte doit être éliminée pour éviter l'eutrophisation.
  • On peut souhaiter donner aux plates-bandes et rocailles proches de la maison et de la terrasse un aspect plus soigné, y associer des couleurs particulières et favoriser les plantes parfumées. Il est dès lors nécessaire d'enlever les végétaux indésirables, quitte à les réinstaller ailleurs dans le jardin.
  • Le compost doit être aéré et maintenu humide, et, une fois mûr, étendu au pied des jeunes arbres et des fruitiers, sur les plates-bandes de fleurs exigeantes et au potager.

Les plantes indigènes, par essence parfaitement adaptées au climat et aux micro-organismes présents dans l'environnement (leurs « prédateurs »), requièrent peu de soins. L'entretien d'un jardin sauvage ne nécessite pas d'engrais fortement dosés, d'arrosages copieux, de traitements insecticides et fongicides, de lourde préparation du sol : pour autant que les végétaux soient adaptés au type de sol et à l'ensoleillement de la zone du jardin où ils sont plantés, ils sont naturellement résistants et le jardinier peut se contenter de limiter leur développement. Le tonneau ou la citerne d'eau de pluie et le tas de compost suffisent pour soigner les plantes plus exigeantes que l'on aura souhaité cultiver. Si une plante dépérit malgré le bon équilibre du jardin, l'attitude du « jardinier sauvage » est plutôt de se dire qu'elle n'y était pas vraiment à sa place plutôt que de s'acharner à la faire pousser coûte que coûte en intervenant continuellement.

page suivante Animaux, abris et nourrissage

Avantages page suivante