Les problèmes du poirier
Originaire d'Asie centrale, le poirier est cultivé depuis des
siècles (les premières greffes remontent au temps des Romains !). Les
variétés sont très nombreuses, et cet arbre gagne à être planté au
verger, tellement une poire fraîchement cueillie diffère de ce fruit
dur et insipide vendu en grande distribution ! Mais voilà, le poirier
s'avère parfois un peu délicat : voyons comment diagnostiquer et
résoudre quelques uns de ses problèmes.
Fruits
Après floraison, les poires restent petites et tombent
Cette chute de fruit est sans gravité. Elle résulte d'une
mauvaise pollinisation. Certaines variétés y sont plus sujettes que
d'autres; consolez-vous en vous disant que ça vous évite d'éclairir...
Les fruits sont petits ou viennent mal
Si fructification il y a, elle est souvent abondante. Même s'il
fait mal au coeur, l'éclaircissage est indispensable. Sur le poirier,
ne conservez à la fin mai qu'un à deux jeunes fruits par bouquet.
Privilégiez le fruit le plus beau, qui se trouve généralement à
l'extérieur de l'inflorescence, et non au centre du bouquet comme chez
le pommier.
Mon poirier porte peu de fruits
Les poiriers, comme les pommiers, ont tendance à mal
s'autoféconder. Pour améliorer la fructification, plantez donc à côté
deux variétés se pollinisant mutuellement (on parle de fécondation
croisée).
Voici un petit tableau portant sur quelques variétés répandues.
En pépinière, le vendeur doit être capable de vous donner cette
information...
| Pollinise => |
Doyenné du Comice
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Conférence |
Louise Bonne d'Avranches
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Beurré Hardy
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Delbar- délice
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Williams Bon Chrétien
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Docteur Jules Guyot
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| Doyenné du Comice |
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| Conférence |
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| Louise Bonne d'Avranches |
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| Beurré Hardy |
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| Delbardélice |
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| Williams Bon Chrétien |
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| Docteur Jules Guyot |
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Maladies du poirier
Taches brunes sur les feuilles et les fruits : la tavelure
Si ce champignon est certainement le plus redouté dans les
vergers de pommiers, son apparition sur le poirier est nettement moins
fréquente.
Les symptômes sont l'apparition de tâches sur face inférieure des
feuilles (supérieure sur le pommier). Les jeunes tâches sont de couleur
vert olive, d'aspect huileux. Elles se dessèchent, craquèlent et virent
au gris-noir en vieillissant. La chute des feuilles est possible en cas
d'attaque sévère. Sur les fruits, des tâches brunes en relief
apparaissent, et la partie touchée se développe moins rapidement, ce
qui déforme la poire.
Seule la lutte préventive est efficace. Lorsque les filaments du
champignon sont installés, on ne peut les déloger.
La maladie sera contenue à condition de donner aux arbres les
meilleures conditions de culture : taille appropriée, ramassage des
feuilles à l'automne, apport de compost, fertilisation du sol à
l'automne, paillage... Le feuillage pourra être renforcé avec des
traitements bio à base d'ortie, de prèle ou encore de poudre d'algue.
Feutre blanc sur les feuilles
Moins fréquent également que sur le pommier, il s'agit certainement de
l'oïdium
Les feuilles portent des tâches oranges et jaunes
Voilà le symptôme de la rouille grillagée (gymnosporangium
fuscum). Il s'agit d'un champignon s'installant sur les feuilles au
début de l'été. Des excroissances apparaissent ensuite sur leur face
inférieure. Le champignon se développe sur une plante hôte, le
genévrier (juniperus), hélas aujourd'hui assez répandu dans les
jardins. Evitez donc de planter ces deux arbres à proximité, et coupez
les feuilles si elles sont atteintes.
Feuilles cloquées et boursouflées
La présence sur les feuilles de nombreuses boursouflures,
pareilles à des cloques, allant du vert au brun foncé, témoigne d'une
atteinte du phytopte du poirier. Les dégâts sont provoqués par de
minuscules acariens blanchâtres qui hivernent sous les écailles des
bourgeons et envahissent les jeunes feuilles avant même qu'elles se
déroulent.
La lutte est très difficile. Si l'attaque est limitée, supprimez
les rameaux infestés. Une pulvérisation de soufre avant floraison peut
éventuellement limiter la propagation.
Les feuilles deviennent pourpres avant la fin de l'été
A l'automne, ce phénonmène n'aurait rien d'étonnant. S'il
survient dès la fin août, et que vous constatez parallèlement une
végétation moins vigoureuse année après année, c'est que l'arbre est
atteint du pourridié, une maladie atteignant les racines provoquée par
un champignon du sol. Le dépérissement sera progressif, produisant
souvent des effets au printemps (branches "mortes"). Il n'y a hélas pas
de remède à ce mal.
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