Micro arrosage : installation
La sécheresse ayant ces dernières années tendance à s'imposer
pendant l'été, l'arrosage commence à devenir une préoccupation
sérieuse pour tous les jardiniers, qui ont soit des soucis économiques
(l'eau est chère), soit écologique (ne pas gaspiller une ressource
préciseuse). Le micro-arrosage constitue une réponse intéressante sur
les deux plans, tout en s'avèrant très adapté aux cultures. A essayer
!
Présentation
Lisez tout d'abord notre fiche de présentation du
micro-arrosage. Elle vous donnera les grands principes de mise en
oeuvre. Pour simplifier :
- un réducteur de pression branché sur le robinet
- un connecteur vers du tuyau de 16 mm
- ce même tuyau assurant l'essentiel du parcours, piqué de
goutteurs en ligne ou d'asperseurs
- des ramifications avec du tuyau de 4,6 mm, pour aller
directement au pied de certaines plantes, ou dans des pots
- si possible un programmateur en début de ligne, pour assurer
des arrosages réguliers et... nocturnes !
L'idée : ne plus utiliser que cela
Depuis plusieurs années, nous mettons en oeuvre cette technique,
et sommes convaincus de son efficacité. En résumé :
- économique en eau : chaque zone du jardin ne reçoit que la
quantité d'eau requise (finis les feuilles arrosées, et les grandes
zones de terres qu'on imbibe alors qu'on vise le pied d'un arbuste)
- précis et efficace : les plantes sont parfaitement arrosées,
et pas d'oubli à craindre !
- confortable : avec un programmateur, les arrosages sont
déclenchés régulièrement. Fini les corvées d'arrosage le soir, et le
système arrose même en votre absence.
Adapté à l'échelle d'un jardin ?
Oui, mais il faut faire des choix, et s'en donner les moyens.
Par opposition à l'arrosage enterré, avec ses grosses tuyères qui
débitent des dizaines et des dizaines de litres d'eau et couvrent des
mètres carré, le micro arrosage ne peut arroser une pelouse. C'est
ainsi. Les amateurs de green anglais doivent donc passer leur chemin,
avec une question en tête : avec les restrictions d'eau de plus en plus
fréquente, est-ce qu'une pelouse parfaite est désormais bien
raisonnable ?
Pour le reste, le micro arrosage fera l'affaire :
- les haies peuvent être alimentées sur de grandes distances par
un tuyau de 16 mm en goutte à goutte,
- les arbustes à petits fruits seront irrigués de la même façon,
- les massifs peuvent être arrosés généreusement et globalement
par des micro-asperseurs,
- les cultures en ligne du potager pourront être couvertes via
plusieurs tuyaux micro-poreux, ou du tuyau de 16 mm avec goutteurs
intégrés (un peu fastidieux sinon de percer soit même un tuyau, pour
chaque pied de tomate ou de salade !)
- les plantes en pots (terrasse, balcon) peuvent être alimentées
individuellement par des prolongations en petit tuyau de 4,6 mm,
- les semis seront brumisés via un micro-brumisateur placé en
hauteur...
Evidemment, pour arroser tout cela, et surtout si votre jardin
est grand, il faudra multiplier les lignes d'arrosage, parfois dès lors
également assez espacées. Impossible de tout traitert avec une seule
prise d'eau, et un seul programmateur.
Emprunter à l'irrigation professionnelle
Confronté à ce souci, nous avons imaginé emprunter les bases de
l'irrigation à grande échelle.
Vannes ou valves
Les vannes ou valves sont des "robinets électriques". Reliées au
programmateur, elles s'ouvrent et se ferment sur commande, libérant
l'eau dans des tuyaux de grosse section permettant de couvrir des
distances importantes.
Concrètement :
- les multiples programmateurs individuels ont été remplacés par
un programmateur multi-voies permettant de piloter de nombreuses
lignes d'arrosage indépendantes
- ce programmateur (un peu coûteux) est relié à des
électrovannes
- réunies au départ de l'installation, ces vannes sont
raccordées à une alimentation en eau unique
- au départ de chaque vanne, du tuyau en polyéthylène de section
25 mm
- ces tuyaux très résistant (mais pas très souples) sont
enterrés dans le sol, et courrent sous la terre jusqu'au point de
départ de ligne souhaité
- à ce départ de ligne, un réducteur de pression est installé
(en surface, ou enterré dans une boîte adaptée), qui assure le passage
du tuyau de 25 mm à celui de 16 mm
- la suite s'opère comme une installation de micro-arrosage
individuelle
On a donc au final un système de micro-irrigation raccordé à un
"vrai" système d'irrigation. On bénéficie ainsi des possibilités
offertes par un programmateur perfectionné, d'une automatisation
poussée. Les zones reculées du jardin sont accessibles. Il n'y a plus
besoin de plusieurs petits programmateurs, avec des piles à changer
régulièrement, chacun monopolisant en outre une tête de robinet !
Conclusion
Ce système, un peu coûteux au départ, représente un confort
important et permet d'arroser intelligemment de grandes surfaces
potagères ou d'ornement. Au fil des ans, l'installation principale
pourra être étendue (en rajoutant des électronvannes, et en enterrant
de nouvelles lignes de tuyau en 25 mm). L'installation "secondaire",
proprement dite de micro-arrosage, sera régulièrement adaptée pour
suivre au plus près les besoins de vos cultures.
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